« LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS » : ON EN REDEMANDE !

la petite boutique des horreurs

La petite boutique des horreurs – écrit par Howard Ashman et Alan Menken – mes Valérie Lesort et Christian Hecq – A l’Opéra Comique, Paris, jusqu’au 25 décembre 2022.

L’Opéra Comique reçoit dans la salle Favart une comédie musicale qui a connu la gloire à Broadway : « la petite boutique des horreurs ». C’est une adaptation pour la scène d’Howard Ashman et du compositeur Alan Menken. Une comédie musicale à l’Opéra Comique ? On dit Oui ! Un grand Oui !

La petite boutique du fleuriste Mushnik se meurt dans le ghetto faute de clientèle. Seymour, son jeune vendeur orphelin, poussée par la jolie vendeuse Audrey, lui propose de mettre en valeur une étrange plante qu’il a trouvé par hasard suite à une éclipse de soleil. Cette plante, baptisée Audrey II par Seymour, est en fait une gourmande en sang humain et s’avère douée de parole, elle se révèle dangereuse. Mais elle attire de nouveau les clients dans la boutique et le vieux Mushnik décide d’adopter Seymour afin que sa plante reste dans sa boutique et que les ventes continuent. Nourrir ce végétal ne sera pas sans risque pour les humains qui la côtoie.

La mise en scène de ce musical est confiée à des habitués de la maison : le couple Valérie Lesort – Christian Hecq qui est passé maitre dans l’art de mettre en valeur des marionnettes (fussent-elles des plantes monstrueuses) et raconter avec fantaisie et humour des histoires fantastiques. Le décor très réussi est typique d’une boutique des années 60. C’est dans cette boutique que nous allons assister à la croissance d’Audrey II, il y aura donc trois tailles pour la plante, créé par Carole Allemand, qui est animée par plusieurs marionnettistes et c’est Daniel Njo Lobé qui prête sa voix au végétal depuis les coulisses avec un rendu bluffant sur scène. L’humour et la fantaisie sont donc au rendez vous mais aussi la poésie comme dans cette scène où Audrey la fleuriste se retrouve à chanter en compagnie d’une machine à laver et d’un mixer, Il faudra voir ça de vos yeux.

La production américaine a donné son accord aux propositions colorées des metteurs en scène mais aussi à de nouveaux arrangements musicaux proposés par Arthur Lavandier, pour l’orchestre Le Balcon dirigé par le pétillant Maxime Pascal. La partition d’origine est suivie strictement mais enrichie d’instruments supplémentaires. L’orchestre va exécuter une très belle prestation dynamique à souhait.

Le casting est talentueux : le baryton Marc Mauillon est un Seymour attachant avec un look qui rappellera le Seymour du film d’origine. La soprano Judith Fa semble née pour ce look délicieusement rétro et sa voix est un plaisir évidement. Lionel Peintre est un monsieur Mushnik au poil. Mais la surprise vient du ténor Damien Bigourdan qui tient plusieurs rôles dont un particulièrement haut en couleur et c’est peu de le dire notamment son rôle de dentiste sadique pourrait donner des cauchemars aux plus sensibles d’entre nous ! Il faut aussi signaler les trois chanteuses excellentes qui composent le chœur : Anissa Brahmi, Sofia Mountassir et Laura Nanou. Elles ont une présence forte et leurs voix sont en parfaite harmonie. Les chorégraphies imaginées par Rémy Boissy s’intègrent parfaitement dans le paysage sixties.

Ce qui aurait pu être compliqué pour ce musical était l’utilisation de micros pour les chanteurs mais l’équipe technique propose un réglage qui nous enchante les oreilles. Bref, tout est réussi et enchanteur ! « La petite boutique des horreurs » est un spectacle idéal pour les fêtes.

Valérie Leah

Photo S. Brion

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