« ANTI-HEROS » : PARAÎTRE ET MENTIR, TOUT UN ART !

CRITIQUE.  » ANTI-HEROS « , de et avec Achille Ridolfi – Mise en scène : Nathalie Uffner – Théâtre de la Toison d’Or, Bruxelles – jusqu’au 17 novembre 2018, du mercredi au samedi à 20’30.

Le spectacle : Le décor est simple et il est seul sur scène ; il est drôle et il est talentueux ! Notre « anti-héros » donne un cours de comédie au… public ! Les spectateurs deviennent les élèves désireux de devenir comédiens, au théâtre ou au cinéma, peu importe. L’art d’être acteur ? Pas simple, la plupart d’entre vous ne réussiront pas : « Regardez-moi, et prenez exemple », « oui, je sais, je suis excellent ». Il nous le dit avec sa voix et son air emprunté et change en un clin d’œil de rôle et de personnage. Il y incarne des « gens ordinaires qui cherchent l’extraordinaire », parfois même névrosés. « Mentir est un métier ». Une vie de rêve ou tout en apparence ? Vrai ou faux ? On sent le vécu. Attention public, vous ne savez pas ce qui vous attend. L’issue ? Rendez-vous au théâtre de la Toison d’Or.

Entre anecdotes, « leçons », témoignages, ce comédien liégeois, Achille Ridolfi, fait rire, oui, mais non sans une certaine ironie et un naturel certain. Plus qu’un simple spectacle, il s’inspire de personnages existants ou ayant existé, ou de sa propre expérience tirée des castings ou de fêtes de famille. Il évoque le mal être d’autrui, les inventeurs de leur propre vie qui finissent par y croire à force de vivre dans le mensonge. Sujets qui l’attirent et auxquels il s’intéresse particulièrement. Sur scène il chante, danse, réserve des « surprises » et surtout, il nous raconte des histoires.

Formé à l’INSAS à Bruxelles, comédien, mais aussi compositeur de chansons (deuxième lauréat et prix du public lors de la biennale de la chanson française en 2008), Achille Ridolfi touche à tout. On peut le voir au théâtre, bien sûr, mais également au cinéma, ou dans des séries télévisées (2018-2019 : Saison 2 de « la Trêve » ; « Trépalium » et « À l’intérieur »). Magritte du meilleur espoir masculin pour son rôle du père Achille dans « Au nom du fils » de Vincent Lannoo.

La mise en scène simple de Nathalie Uffner (également comédienne, belge, auteure et directrice artistique du Théâtre de la Toison d’Or) met en valeur la performance d’Achille Ridolfi, que l’on ne demande qu’à suivre.

Présenté pour la première fois à Bruxelles,  » Anti-héros  » mérite qu’on s’y intéresse de plus près.

Julia Garlito Y Romo

Réalisé avec le soutien du Tax Schelter du Gouvernement Fédéral Belge – Casa Kafka Pictures Movie Tax Schelter empowered by Belfius

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