TRIBUNE : L’EGOïSME CATALAN CONTRE L’ESPAGNE DES EXCLUS

TRIBUNE : L’EGOÏSME CATALAN CONTRE L’ESPAGNE DES EXCLUS

Ce 1er octobre, les Catalans devraient donc voter pour leur indépendance. Au-delà de l’aberration du truc -franchement, pourquoi pas l’indépendance des Tourangeaux, des Provençaux ou celle des Savoyards ?- cette fixette soi-disant collective est devenue le fantasme délirant d’une petite faction de Catalans enragés, largement entretenu par la volonté d’un seul (le président monomaniaque de la Generalitat*, proche des néo-fascistes flamands et slovènes) et le doux rêve des grands barons de l’industrie et de la finance catalanes.

De quoi cette indépendance est-elle le nom au fond ? En préambule, l’on remarquera que l’histoire nous a appris qu’il faut toujours se méfier de toute résurgence du nationalisme, quelles que soient les couleurs dont elle se pare. « Catalanéité » ou pas, cela reste toujours un nationalisme : un truc honteux, rétréci, puant le repli frileux sur soi, le contraire d’une idée ouverte et généreuse. Le nationalisme depuis toujours est aux peuples la vérole de la démocratie et des libertés, celles que l’Europe s’emploie depuis 70 ans malgré tout et tous à promouvoir : liberté des peuples à exister dans un projet commun qui transcende les frontières et les peurs, liberté de circuler et de transmettre les cultures et les idées, ouverture sur les autres.

Le nationalisme lui, conduit toujours à la guerre et aux pires exactions, l’histoire nous le démontre tous les jours. Le nationalisme catalan – « étiquette » plus digeste sans doute- n’y  porte forcément en lui, comme tous les nationalismes, les germes du Fascisme.

Partant de là, on ne peut trouver que surréaliste d’entendre les mêmes s’insurger contre le gouvernement espagnol en usant du même anathème. Ainsi les Espagnols seraient tous des fascistes, leur gouvernement démocratiquement élu avec. Il est piquant de constater l’ineptie et le culot d’un tel retournement sémantique, alors que lesdits Catalans prônent exactement les mêmes « idées » nauséabondes que le Fascisme historique : « pureté » de la « nation » catalane, exclusion de tout ce qui n’est pas catalan, purge de tout -produits, coutumes, images, drapeau- ce qui ne colle pas à « l’identiré » catalane, exaltation du drapeau, racisme latent plus ou moins assumé, repli sur une langue identitaire que l’on impose sans vergogne à ceux qui ne la parlent évidemment pas (notamment dans les rapports commerciaux avec Barcelone, mais pas que : les touristes y ont droit aussi, surtout s’ils sont « espagnols », c’est à dire non catalans : Castillans, Andalous (surtout), Basques y compris)…

Au-delà de cela, ce qui se voudrait un défi à l’Espagne en tant que pays et à l’Europe tout entière est en réalité un coup de com du « Président » catalan par intérim, et l’expression minable d’un pitoyable repli égoïste sur un PIB florissant que la Catalogne n’entend pas partager avec les « pauvres », comprenez tout le reste de l’Espagne qui souffre cruellement depuis la crise financière.

Ce n’est pas très joli, mais on a déjà vu ça ailleurs : l’Italie du Nord, par exemple, ses riches métropoles milanaise et turinoise ont dans les années 90 plébiscité la Ligue fasciste du Nord, menée par un nostalgique paranoïaque de Mussolini, qui ne prônait pas autre chose : « Notre riche province n’a pas à partager ses richesses avec les pauvres du sud de la Botte », Rome y compris. (ne parlons même pas de ces « négros » de Siciliens, comme les gens du Nord les désignent -à rapprocher des Andalous, gravement méprisés et discriminés par nos chers Catalans). Bel exemple de solidarité et d’empathie avec leurs frères en souffrance.

Les Catalans ne font pas autre chose. Leur indépendance si désirée n’a en fait qu’un but : ne rien partager de leur richesse avec les « autres », ceux d’en-bas, chômeurs, sdf, exclus, tous « Espagnols » honnis qui par centaines de milliers crèvent sous le soleil de l’Espagne éternelle -et touristique. Loin des brumes brunes de pollution de la capitale catalane.

Le nationalisme est un Fascisme. Et nos chers Catalans, oublieux de l’histoire qui les a formés (souvenez-vous des Républicains espagnols, qui ne goûteraient guère cet épisode), sont tout près de se vautrer dans la fange nauséabonde qu’ils ne cessent de dénoncer, confondant l’expression tout à fait légitime d’une culture avec les boues puantes de l’exclusion et de la « pureté » ethnique.

Leur volonté d’en découdre avec le reste de l’Espagne et de ceux qui ont tellement donné pour que ce pays demeure, malgré les blessures du Franquisme, malgré les horreurs commises par les cathos sous l’Inquisition, malgré cette crise financière qui les saigne à blanc depuis 2008 est une pure honte. Une honte dont ils devront rendre compte devant l’Histoire.

Martin Zell

* Carles Puigdemont, président de la Catalogne depuis 2016 est un indépendantiste forcené. Ancien « journaliste » de 3e ordre, rédacteur en chef du Punt Diari, organe de propagande de la cause nationaliste, le chef du gouvernement catalan, nationaliste affiché, est réputé très proche des indépendantistes estoniens, slovènes et flamands, néo-fascistes convaincus.

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